Premier discours

Déposer une liste DOMINO…
aux prochaines élections communales

Pourquoi ?
Pourquoi me présenter ?


Les citoyens se désintéressent de la politique. Le constat n’est pas neuf. Certains s’en plaignent. D’autres s’en frottent les mains… car ils les auront plus libres !
L’analyse des résultats électoraux révèle que notre système électoral et démocratique est bien malade. En Octobre 2000, à LIEGE, sur un total de 127.000 électeurs inscrits, seuls 100.000 ont exprimé un vote valable. Le parti des " sans avis " prenait cette année-là la 2° place derrière les 35.000 voix récoltées par le PS, loin devant le MR et le CdH… Pendant ce temps, les partis d’extrême-droite réunissaient moins de 5.000 voix.
Il faut craindre qu’au cours des six dernières années, la tendance ne se soit pas inversée…

Ce constat désastreux devrait mobiliser les partisans de la démocratie, au premier rang desquels on devrait retrouver tous nos élus…
Mais que font ceux-ci pour renouer le contact avec ces nombreux citoyens qui n’exercent pas ce droit fondamental durement acquis par leurs ancêtres pas si lointains ?
Certains nous parlent de transparence… mais nombreux sont ceux qui continuent de pratiquer la langue de bois !
Certains nous parlent de candidats d’ouverture, de jeunes à mobiliser… mais nombreux sont ceux qui propulsent leurs propres enfants sur le devant de la scène politique !
Tous ou presque nous parlent beaucoup de la menace de l’extrême-droite… mais c’est surtout, pour bon nombre d’entre eux, un épouvantail bien utile pour paraître eux-mêmes propres et nets…

Il est temps de faire autre chose.

En décidant de créer une structure en dehors des partis, qu’ils s’appellent traditionnels ou autres, qu’ils se proclament un peu ou beaucoup démocratique, je voudrais attirer l’attention du plus grand nombre possible de mes concitoyens, qu’ils soient électeurs et/ou élus.
Je voudrais toucher les électeurs pour leur dire : la chose politique est à votre portée ! Oui, vous pouvez vous jeter à l’eau ! Oui, nous sommes encore en démocratie ! Oui, chacun peut faire entendre sa voix et chacun peut proposer ses idées ! Oui, vous avez le devoir de voter ! Et c’est une chance immense !
Je voudrais toucher les élus pour leur dire : la chose politique n’est pas votre jardin privé ! Vous avez reçu un mandat, pas un contrat à durée illimitée. Vous devez nous expliquer ce que vous avez fait de notre confiance. Vous devez nous écouter pour définir les axes de vos prochaines actions. Oui, vous avez le devoir de nous rendre des comptes ! Clairs, compréhensibles, intelligibles…

Que les choses soient claires d’entrée de jeu. Oui, je crois qu’il y a des hommes et des femmes de qualité dans tous les partis qui composent le paysage politique de notre ville. Je ne suis donc pas partisan d’une grande opération de " nettoyage ", d’autres diraient de " dégraissage " ou de "grande lessive "...
Mon souhait n’est pas de mettre à l’écart les élus.
Non, mon souhait est qu’ils réintègrent le vrai groupe, le seul groupe dont ils sont issus : celui des citoyens !

Mon objectif premier est donc de convaincre nos élus qu’il est temps d’ouvrir leurs yeux et leurs oreilles. Oui, les citoyens, qui ne sont après tout rien d’autre que leurs semblables, ont des choses à leur dire, à leur proposer… et pas seulement des choses à leur demander !
Je voudrais rappeler aux élus qu’ils ont aussi une bouche pour donner leur avis intime et personnel. Je voudrais leur rappeler qu’il serait heureux qu’ils travaillent " en âme et conscience ". Car, quand on veut être la conscience d’un groupe, il faut commencer par exercer la sienne !
Nous en avons assez de ces bouches cousues par la loi de la discipline de parti ! Nous en avons assez de ces petits soldats aux ordres des grands généraux ! Nous en avons assez de ces calculs mesquins ayant pour seul but de contrer l’adversaire alors qu’il est grand temps de réfléchir ensemble pour préparer l’avenir !

Réfléchir. Faire fonctionner nos méninges. Exercer notre mémoire. Oser de nouvelles idées. Nous donner de nouveaux défis. Lever le nez. Regarder l’horizon.
Il y a tant de choses à faire !

Comment ?
Je n’ai qu’une réponse à proposer : ensemble !

Il est temps d’unir les compétences, de démultiplier les forces, d’augmenter le potentiel par le jeu des complémentarités… D’abord pour faire jaillir des idées. Puis pour trouver l’énergie nécessaire à leur mise en œuvre.
Dans cet indispensable travail de groupe qu’il convient de mener, il ne sera pas facile de garantir à chacun sa pleine liberté d’expression. C’est pourtant un défi capital qu’il faut relever car un groupe composé d’un gourou tout-puissant et de partisans aveugles ne peut conduire qu’à des actions peu positives pour le genre humain… Or, à quoi ressemblent les partis politiques aujourd’hui ?
A ce sujet, si vous voulez, Messieurs et Mesdames les élus, regagner le respect des électeurs, commencez donc par vous respecter vous-mêmes ! Cessez, une fois assis dans les fauteuils du pouvoir, d’oublier vos engagements profonds, vos rêves et vos combats !
Car vos rêves et vos combats sont aussi les nôtres puisque nous sommes à l’image les uns des autres, tous faits de chairs et d’os, de sang et d’eau.

Il est temps de faire autre chose.
Je vous parle d’un mouvement de révolte.
Pas d’une révolte d’un groupe contre un autre… car il ne devrait pas y avoir un groupe d’électeurs contre un groupe d’élus puisque nous sommes tous d’abord des citoyens !
Pas d’une révolte d’une classe contre une autre. Pas de la révolte des jeunes contre les vieux, des progressistes contre les conservateurs…
Non, je vous parle d’une révolte de tous les citoyens contre un système qui les contraint, qui les divise, qui les diminue, qui les ampute…
Je veux dire à ceux qui sont engagés dans l’action politique : n’agissez plus en tant que membre d’un parti mais essayez par vos actions d’améliorer la situation de tous vos frères humains !
Et je dis à tous les autres, c’est à dire à nous tous : réunissons-nous, parlons-nous, écoutons-nous, regroupons-nous…
Non pas pour reconstruire de nouvelles structures partisanes qui deviennent, tôt ou tard, des machines à conquérir puis à garder le pouvoir !
Non pas pour définir et construire de nouvelles castes, de nouvelles sectes, de nouvelles religions, de nouvelles écoles… outils porteurs de haines, de guerres et de luttes fratricides !
Mais pour rendre vie à ce que nous appelons la démocratie, ce bien précieux et fragile !

Je crois qu’il est temps de nous réunir pour inventer de nouvelles formes d’associations humaines, actives sur le terrain politique et sur d’autres !

Je sais que les hommes n’ont pas tous les mêmes aspirations.
Je sais, et je m’en réjouis, que notre société est faite d’une multitude de minorités. Mais, comme beaucoup d’autres choses, elles sont en voie de disparition… Or il est impossible de faire de la discrimination positive à l’égard de chaque minorité.
Il faut donc imaginer autre chose si nous voulons mieux vivre ensemble dans le respect de la diversité.
C’est à cette tâche qui me paraît essentielle que je voudrais m’atteler. Et je veux croire qu’elle n’est pas hors de portée pour les femmes et les hommes de bonne volonté.
Redéfinissons ensemble quelques règles de base qui seraient valables pour tous et acceptées par tous. Pas des règles pleines de mots, de phrases compliquées, d’alinéas et de sous-paragraphes ! Des phrases simples. Des mots forts. Comme ceux qui sont gravés au fronton des mairies de France : Liberté, Egalité, Fraternité.
Faisons en sorte que chacun puisse trouver une forme de vie qui lui convienne au sein d’un groupe plus ou moins large. Et agissons pour que ces groupes trouvent des façons de coexister dans la paix et l’équilibre global.

Est-ce une utopie ?

Oh le vilain mot employé par ceux qui s’accommodent de tout ou, plus souvent, par ceux qui profitent du système… Un vilain mot pour tuer les velléités de ceux qui voudraient rêver ensemble d’un monde meilleur.
Je suis convaincu que ce dont je vous parle, ce n’est pas une utopie.
C’est un choix. C’est une démarche. C’est un projet de longue haleine. C’est une nécessité. Pour moi, c’est tout sauf une utopie !
Je sais que le chemin est semé d’embûches. Je sais que nous avons beaucoup à réapprendre. Je sais l’inertie du système et le poids des structures.
Mais je veux encore croire en notre capacité de choisir, de vouloir et de conjuguer nos efforts !

Comment agir ?

En vous proposant le concept de la liste DOMINO, je vous indique clairement que je crois qu’il faut d’abord agir en créant de nouvelles structures, non pas contre mais à côté des structures en place. Car, si nous nous mettons sur le chemin tracé par les systèmes en place, il y a toutes les chances que nous nous fassions laminés… Je suis donc d’avis de jouer sur les bas-côtés, de démarrer dans les fossés. N’est-ce pas là que subsiste la diversité ? Or celle-ci est indispensable à la réussite du projet…

Je suis aussi d’avis qu’il faut accepter de jouer petit. Je ne propose pas ce choix faute de pouvoir disposer de grands moyens. Je ne propose pas non plus de commencer petit… pour finir grand ! Je propose tout simplement de rester à notre échelle de petit être vivant sur une petite planète en mouvement dans un monde sans limites.
J’ai donc l’intime conviction qu’il faut oser faire un grand pas vers un monde qui serait fait de petites structures. Oui, pour moi, Small is beautiful.
Certes, il ne suffit pas qu’une structure soit petite pour qu’elle soit belle… Chaque soir, la télévision nous montre les dégâts provoqués par des petits noyaux extrémistes ! Mais il s’agit là de groupes qui veulent imposer aux autres leurs règles, leur religion, leurs pratiques… et pas de groupes qui cherchent à augmenter la convivialité et à faire rayonner l’amour.
Cette préférence franche pour les constructions à petite échelle, je la vis depuis toujours, de manière très intuitive. Elle est ancrée en moi et j’y crois à fond.
Je ne sais pas si nous sommes nombreux à partager ce point de vue. Je sais par contre que je ne suis pas le seul à sentir et à constater que, tout à l’opposé de ce point de vue, les actes posés par les grands groupes ne conduisent pas au bonheur du plus grand nombre !
Pourtant, aujourd’hui, cette tendance à la globalisation, à la mondialisation… nous est présentée comme inéluctable et nous nous sentons, les élus autant que nous*, bien démunis pour en contrarier la progression.

* voir ce geste de désespoir de ce député français devenu gréviste de la faim…
Ce constat d’impuissance peut paraître d’autant plus étonnant que les techniques de communication entre les hommes existent et n’ont sans doute jamais été aussi développées.
Ces techniques sont occupées à révolutionner nos vies. Mais c’est une révolution que nous subissons car ces outils, contrôlés par quelques très grands groupes financiers, sont malheureusement complètement dénaturés : ils ne servent pas à nous relier les uns aux autres mais à nous asservir les uns aux autres !

Certains, impatients, me demanderont : par quoi faut-il commencer ?

Je laisserai évidemment à chacun le soin de choisir son point de départ…
Mais je vous dirai aussi combien je suis convaincu qu’il faut démarrer au niveau local, au niveau de cet environnement tout proche qui nous a vu grandir, qui nous a fait grandir, de cet environnement que nous connaissons de l’intérieur…
Certes, ce choix du local va à l’encontre de la stratégie prônée par la plupart des grandes entreprises et par les groupes financiers qui visent à créer des structures de plus en plus grandes… capables de formater un nombre toujours plus grand de produits et d’esprits.
Mais arrêtons-nous un instant. Pourquoi toujours cette course vers plus ?
Pourquoi nous bourre-t-on sans cesse le crâne avec un discours qui pourrait tenir en un mot : la croissance ?
Ce n’est pas le mot qui me pose problème mais le sens commun qu’il a pris à force d’être répété toujours dans un même contexte. Même pour parler d’un statu quo, on parle de croissance zéro ! Ce type d’expression révèle à quel point nous sommes englués dans un mode de pensée.
Pourtant, le mot de croissance pourrait aussi être employé pour parler de notre bonheur à vivre avec nos frères humains, pour évoquer nos rêves réalisés, pour mesurer le recul de la maladie et de la faim…
Sommes-nous tous réellement condamnés à amasser plus, à posséder plus ? A moins que ce ne soit le privilège de quelques-uns ? Et que ferons-nous de nos cavernes d’Ali Baba lorsqu’elles seront pleines ?
Je veux croire qu’Alain SOUCHON n’a pas tort quand il chante que nous sommes une foule sentimentale, que notre but n’est pas d’avoir de l’avoir plein nos armoires…
Je veux croire que le génie humain existe et qu’il peut être au service de tous les hommes. Tout simplement parce que le génie n’a ni couleur de peau, ni race, ni philosophie religieuse ou économique.
Ce génie, il est temps de cesser de le salir en le monnayant ! Il est temps de le grandir en l’échangeant ! Il est temps d’utiliser nos cerveaux pour élaborer de nouvelles façons de vivre en harmonie au sein de petits groupes !

" Trop de gens passent leur journée l’oreille rivée à leur téléphone portable ou les mains collées à leur clavier d’ordinateur sans plus se poser de questions. Comme si l’on n’avait absolument rien sauvé sur le disque dur de leur âme, comme si le passé avait été rasé et que le présent était une fête perpétuelle. "
Mr VITERBI, inventeur d’un algorithme qui a été à la base du développement des téléphones cellulaires

En résumé, je pourrais vous dire :
Construire des liens entre les hommes, oui.
Construire des liens autour des hommes, non.

Ainsi, en vous réunissant aujourd’hui, j’ai voulu créer l’occasion de vous relier les uns aux autres.
Il y a évidemment ce contact que je cherche à nouer avec vous à l’occasion de cet épisode important de notre vie en groupe que sont les élections.
Mais, bien au-delà, il y a cet espoir tout simple de vous donner l’occasion de reparler à d’anciens voisins, à des amis d’enfance perdus de vue, à des collègues que l’on ne fait que croiser dans un couloir…
Je vous assure que ce n’est pas le nombre de voix qui se porteront sur la liste DOMINO qui fera que je serai heureux ou pas le soir du 8 Octobre prochain. Ce sera simplement pour moi un indicateur parmi d’autres.
Car les propos échangés, les liens noués ou renoués avec vous pendant les semaines qui viennent, auront tout autant d’importance !
Mon seul vrai bonheur électoral serait que le message que j’aurai porté, soit entendu et qu’il contribue, avec bien d’autres initiatives aux effets concordants, à retisser des liens entre les élus et les citoyens.

Je voudrais que tous les liégeois soient gagnants ce soir-là…

Par contre, je voudrais qu’aucun parti ne puisse se proclamer vainqueur… Car, pour moi, le parti politique, dans son organisation actuelle, représente l’archétype de ce qui conduit à établir des liens autour des hommes et des barrières entre les hommes.
Car ceux qui en font partie ne sont plus maîtres de leurs actes ( sauf quelques rares exceptions… ) et ceux qui sont en dehors ne parviennent plus à entrer en contact avec les hommes qui les composent, la structure particratique s’interposant systématiquement.
Les exemples de prises de parole libre par un membre d’un parti qui se sont soldées par une mise à l’écart ou une exclusion sont légions !

Il est donc temps de chercher d’autres formes d’associations entre les hommes. C’est cette recherche que je veux mener activement avec votre aide !

Pour guider cette recherche, un slogan m’est venu à l’esprit…
Que certains me pardonnent, il sonne un peu comme le début d’une prière…
mais il est pourtant si différent des vieilles implorations…
Ce slogan, c’est DONNONS-NOUS…

Oui, DONNONS-NOUS…
Parce que je crois que nous devons arrêter de dire à ceux que nous avons élus : Donnez-nous ! C’est pour moi une voie sans issue que celle-là ! Nos élus ne sont ni St Nicolas, ni Père Noël, ni Dieu le Père.
Et il ne faut surtout pas les amener à le croire ! Or, à force de nous retourner vers eux en leur demandant de trouver une solution à chacun de nos maux, nous ne faisons que renforcer leur ego ( ce n’est pas le plus grave… ) mais, surtout, nous réduisons nos chances de voir nos vœux profonds exaucés !

Alors… DONNONS-NOUS !
C’est une idée simple. Une idée simple à dire… Mais ce n’est sans doute pas simple à faire…

Ainsi, DONNONS-NOUS…
- des outils pour améliorer la santé de chacun. Notez que c’est là un point de départ très différent de celui qui consisterait à dire : donnons-nous les moyens de nous offrir tous les médicaments que l’industrie pharmaceutique produit…
- des outils pour assurer l’éducation permanente de chacun. Quand on sait qu’on estime qu’au moins 10 % de nos concitoyens sont analphabètes, comment est-il acceptable de mettre si peu de moyens en place pour assurer à chacun cette base minimale de connaissances qui est la condition sine qua non d’une participation effective à la vie d’un groupe ? A moins que nous ne voulions en revenir à une civilisation de l’oral… ce dont je doute.
- des outils pour développer la culture de chacun. Il ne s’agit pas ici d’offrir aux foules de grands spectacles visuels ou virtuels qui occupent les yeux et les esprits le temps d’une soirée d’été… Ici aussi, l’échelon de base peut être le quartier. Il existe des ateliers créatifs qui vivent de bouts de ficelle, des troupes de théâtre qui manquent d’espace pour préparer leurs spectacles, des fanfares, des orchestres, des groupes… Des initiatives de soutien ont été prises. Il faut faire en sorte qu’elles perdurent et prennent de l’ampleur !

Alors… DONNONS-NOUS !
Cette démarche est-elle trop intellectuelle ? Est-elle inaccessible à une partie de la population de notre ville ?
Certains le pensent et le craignent… Je n’en crois rien.
Un slogan comme DONNONS-NOUS me paraît compréhensible par tous. Il me semble ouvrir une porte à l’expression de chacun ce qui est tout différent de la transmission d’une idée ou d’une action !
Il y a depuis toujours parmi les hommes ceux qui font et agissent, ceux qui réfléchissent et conceptualisent… Pour qu’une société soit vivante, il faut que les deux pôles existent et travaillent de concert. Je ne propose rien d’autre.
Ce qu’il faut retrouver, c’est la volonté réelle de se parler. Des efforts doivent être faits dans tous les sens. Il s’agit évidemment de problèmes de langage mais surtout, à mes yeux, d’un état d’esprit à adopter. Il faut résister à la tentation si facile de mettre l’interlocuteur hors-jeu en le noyant dans un vocabulaire savant, technique, branché ou argotique ! Car ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement. Et inversement.

DONNONS-NOUS… , je tiens à le dire, c’est aussi le refus d’une société qui serait administrée par une armée de spécialistes. Nous savons déjà quels dégâts ils peuvent causer. Au cours des dernières années, nous avons tous entendu parler de dysfonctionnements ( dans la justice, l’administration… ). Alors pourquoi continuer dans cette voie ?
Le seul vrai moyen de réduire à la fois le nombre et la portée de ces dysfonctionnements n’est-il pas le recours à la concertation, au dialogue, au débat, à l’échange de données et d’idées ?
C’est cette pratique, cette philosophie, ce mode d’action et de comportement que je voudrais remettre à la une, tous les jours et sur tous les sujets.
Car je suis d’avis que rien de ce qui concerne l’Homme ne doit être soustrait à sa capacité d’analyse, à son jugement.
Trop de choses se décident aujourd’hui au sein de petits cercles secrets. Un ministre parlait dernièrement de ces institutions qui fonctionnent comme un huis-clos amical… Je pense qu’il faut faire éclater ces petites bulles au plus vite car il y va tout simplement de la préservation de notre liberté !

Alors… DONNONS-NOUS…
Le seul vrai engagement que je veux prendre dans le cadre de cette campagne électorale, c’est celui de mettre toute mon énergie dans ce combat pour la mise sur pied de nouveaux outils de participation et de dialogue.
Les autres engagements, certains diraient les autres points du programme, je ne peux les prendre tout simplement parce que je veux qu’ils se construisent ensemble ! Et ma voix ne sera alors qu’une parmi les autres…

Avant de me fondre parmi vous, je tiens à dire que je ne suis pas le premier à développer les idées que je viens de mettre en avant. J’en suis bien conscient et j’en suis heureux.
Je suis heureux de m’inscrire dans un courant de pensée qui dit sa confiance en l’Homme. Je me sens maillon d’une grande chaîne humaine et je vous propose de l’allonger le temps d’une soirée, le temps d’une élection, le temps d’une année ou celui d’une vie…
Je suis confiant dans le côté éternel de cette chaîne… Mais je me demande quand elle aura sa vraie place ? Certes, je mise sur le temps qui passe, sur la durée, sur les fruits de la patience…

Mais parce que je crois aussi que patience ne veut pas dire passivité,
j’ai décidé d’agir à ma façon !
Et comme, selon moi, tous les citoyens de bonne volonté ont un rôle à jouer…
A chacun de jouer ses dominos dans le grand jeu de la vie en communauté !


Bonne soirée à tous,
Alain MARIAGE

7 juin 2006


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