Motivations

Pourquoi me lancer aujourd’hui dans la politique ?

Je crois d’abord qu’il y a un temps pour tout.

Et que la maturité n’est pas un état que l’on peut atteindre à la fin de ses études. En 25 ans d’exercice de mon métier, j’ai appris à connaître les autres, à leur parler, à les écouter… J’ai côtoyé des personnes de tous les milieux sociaux. J’ai été amené parfois à partager leurs rêves, parfois à mesurer leur mal-être…

C’est fort de toute cette richesse humaine échangée que je me sens capable aujourd’hui de vous proposer de relayer vos opinions, vos doutes, vos questions et vos colères.


Mais pourquoi ne pas tenter de le faire au sein d’un parti politique ou d’un autre mouvement structuré et établi ?

S’il existe assurément des groupes ou associations qui permettent à chacun de s’exprimer librement, j’ai constaté par contre, à plusieurs reprises, en tant qu’observateur privilégié de la vie de différentes communes, combien les partis politiques sont des machines à broyer la liberté d’expression individuelle de leurs membres.

Ces structures-là sont de formidables caisses de résonance pour les chefs, les leaders… et un fameux étouffoir pour les petits soldats, les gentils militants, souvent naïfs et sincères.


Comme je suis encore naïf et sincère, mais aussi lucide et averti, j’ai décidé de ne pas me laisser écraser par ces machines. Dès lors, poursuivant dans ma logique, j’ai imaginé le concept de la liste DOMINO !


Ma vie d’indépendant solitaire n’est sans doute pas pour rien dans ce choix de créer une nouvelle liste.

Je veux en effet montrer à ceux qui en doutent que nous sommes, chacun à notre niveau, capables de faire preuve d’autonomie et de prise de responsabilités.


Quel est mon but ?


Ceux qui me connaissent, savent en tous cas que ce n’est pas l’appât du gain qui me motive. Ni l’espoir d’une carrière… Il y a sans doute dans ma démarche de la provocation, de la révolte, de l’impertinence… et beaucoup d’espoir !


Mon premier souhait est de montrer que le citoyen que je suis, avec d’autres, ne veut plus accepter que quelques-uns confisquent le débat politique, le confinent dans de petits cercles d’initiés et en tirent une rente plus ou moins confortable.

Je veux que le débat existe et redevienne public.

Ce n’est pas acceptable que l’avenir d’une société se décide lors de congrès de partis fréquentés par quelques rares militants, quelques curieux, des journalistes et une poignée de chefs qui ont déjà rédigé les conclusions avant d’entendre les réactions de ce qu’ils osent encore appeler la base !

Ce n’est pas acceptable que quelques hommes et femmes réunis jusqu’au petit matin dans de belles résidences décident, à bout de souffle et les paupières lourdes, des grandes options de notre avenir commun !


Oui, la démocratie représentative est une belle formule pour gérer la cité.

Mais, selon moi, la démocratie, avant d’être représentative, doit être participative.

Et c’est bien là que le bât blesse dans nos vieilles démocraties européennes !

Car qui participe et intervient encore dans le débat politique ? Même les intellectuels n’osent plus trop s’y frotter, raillés qu’ils sont par les chefs des partis tout-puissants.


En arriverons-nous un jour à vendre notre voix à des groupes de lobbying que nous chargerons de défendre nos intérêts auprès d’un petit cercle de gouvernants nommés à vie ?

Cette dérive catastrophique ne relève pas que du délire d’un futurologue… Il me semble que les germes existent déjà.


C’est d’abord ce mouvement de confiscation de nos voix que je voudrais contribuer à enrayer.

Dans les pays pauvres, il y a les paysans qui ont été spoliés de leurs terres. Chez nous qui nous croyons riches, ce sont nos voix qui risquent de plus en plus d’être étouffées. Il est temps de réagir !


Je veux aussi combattre cette détestable tendance ( malheureusement suivie par un nombre toujours plus grand de politiciens drillés par les structures au sein desquelles ils se réunissent ) qui vise à occuper nos esprits à d’autres sujets que ceux qu’il conviendrait de traiter et de discuter ensemble.

Ainsi, en nous parlant de plus en plus de leur vie privée, ils deviennent des personnages publics au même titre que des comédiens ou des chanteurs mais ils sont de moins en moins des personnages au service du public !

S’invitant de plus en plus souvent dans des émissions de divertissement, les acteurs politiques consacrent de moins en moins d’énergie aux débats politiques de fond. Il est évidemment beaucoup plus confortable de parler du dernier disque qu’ils ont écouté que d’écouter la détresse d’un chômeur de longue durée.

Ils surfent sur la vague et jouent la télé-réalité… alors que nous voudrions qu’ils nous aident à trouver de nouvelles énergies !

Ce sont ces nombreux filtres, médiatiques et autres, mis en place entre le citoyen et l’élu que je voudrais démonter.

Mandaté par vous, je voudrais entrer dans le jardin des élus, jardin de plus en plus clos, pour leur dire : ceux qui vous ont élu ont des choses à vous dire ! Ne vous contentez pas de les laisser visiter vos hémicycles lorsque vous les avez désertés ! Vous pouvez faire mieux pour eux, avec eux ! Entendez-les… et pas qu’à travers des sondages, outils trompeurs, fragiles et si malléables…

Cessez de nous toiser !

Cessez de nous abêtir !

Nous ne voulons pas être réduits un jour à choisir entre le bleu et le rouge ! Nous disposons encore, pour la grande majorité d’entre nous, de tout nos sens et nous voulons pouvoir les exercer !

Messieurs les élus, ne désespérez pas de vos frères humains ! Nous sommes, comme le chante Alain Souchon, une foule sentimentale et nous avons encore plein de rêves dans la tête !


Comment faire ?

Comment organiser la consultation populaire, le débat démocratique ?

Voilà un vrai sujet de débat politique !

Voilà un sujet capital urgent à débattre !


Nous sommes bien loin du roman de Francorchamps ou de la saga de la rénovation des locaux d’un cabinet ministériel…

Constatez avec moi combien les occasions structurées de vous exprimer sont rares. Et, lorsqu’elles existent, comme leurs résultats sont parfois bafoués !

Certes, la seule loi du nombre ne conduit pas toujours aux meilleures décisions… Mais est-il vraiment utopique de croire qu’une communauté humaine informée et attentive… peut indiquer à ses élus la voie qui lui convient le mieux ?

La participation doit être plus qu’un sujet de colloque ou de travail de fin d’études.

La participation n’est évidemment pas la condition suffisante pour réussir dans toute entreprise humaine. Condition nécessaire, elle est en tous cas à mes yeux un moyen d’améliorer la transparence des processus de décision.

Et il serait temps d’en retrouver un peu ! Car il n’y a pas que les eaux de nos rivières qui doivent retrouver une certaine limpidité.

Dans leur état actuel, les structures particratiques sont des machines à faire du brouillard.

Il suffit de voir la bataille qui fait rage au sein des partis lors de la préparation des élections. Que d’alliances secrètes ! Que d’échanges tordus et de soutiens durement négociés ! Tous les coups sont permis pour rester à l’avant-scène ou pour gagner les bonnes places !

Car ce qui suit importe peu pour les ténors assurés de conserver leur strapontin…

Ils nous disent même régulièrement qu’une cure d’opposition peut leur faire du bien ! Quel plaisir éprouvent-ils à être ainsi muselés temporairement ? Il est vrai que, dans l’opposition ou dans la majorité, ils restent bien assis !


Il faut casser cette toute-puissance des partis qui font et défont les élus alors qu’il nous appartient normalement de les choisir et de les révoquer !

Reprenons nos voix !

Donnons-nous les outils pour organiser un autre système !


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